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DANS LE JARDIN DU ROI 

Te Deum MA Charpentier Festival des Abbayes

LE CONCERT
SPIRITUEL

CHANT NUPTIAL
CHANT ROYAL


21 juillet

21h00


Concert Spirituel Festival des Abbayes

LE CONCERT SPIRITUEL

Le Concert Spirituel, nom repris de la première société de concerts privés française fondée au XVIIIe siècle, s’impose aujourd’hui sur la scène nationale et internationale comme l’un des meilleurs ensembles français. A l’origine de projets ambitieux et originaux depuis sa fondation en 1987 par Hervé Niquet, Le Concert Spirituel s’est spécialisé dans l’interprétation de la musique sacrée française, se consacrant parallèlement à la redécouverte d’un patrimoine lyrique injustement tombé dans l’oubli.

Hervé NIQUET direction
*

Choeur et orchestre du Concert Spirituel

*

Julia BEAUMIER (dessus I )
Alice GLAIE (dessus II),

Clément DEBIEUVRE (haute-contre),

Francois JORON (taille),

Jean-Christophe LANIECE (basse-taille).


MARC ANTOINE CHARPENTIER

Ce Te Deum et ces deux grands motets, sont parmi les œuvres les plus exubérantes mais aussi les plus ferventes du Siècle du Roi Soleil.

Une œuvre de ce soir mérite tout particulièrement l’attention, en raison de son écriture personnelle et vraiment nouvelle. C’est une Cantate à cinq voix et instruments, composée sur des paroles italiennes en l’honneur de l’électeur de Bavière Maximilien-Emmanuel, et qu’on a qualifiée d’Epithalame (vers 1698). L’orchestre employé par Charpentier dans cet Epithalame ne comporte pas moins, en effet, de douze parties, deux violons, deux flûtes, deux hautbois ou musettes, deux trompettes, timbales, basson, violon et clavecin ...


PROGRAMME
Ouverture du Malade Imaginaire H 495a
In Assumptione Beata Mariae Virginis H353
In honorem Sancti Xaverij canticum H 355
Epithalames en l’honneur de son altesse sérénissime Emmanuel-Maximilien Duc de Bavière H 473
Marches pour les Trompettes
Te Deum

en savoir +


Hervé Niquet Festival des Abbayes

Hervé NIQUET direction


Claveciniste, organiste, pianiste, chanteur, compositeur, chef de chœur et chef d’orchestre, Hervé Niquet est un éminent spécialiste du répertoire français et plus particulièrement du répertoire baroque.

il fonde en 1987 le Concert Spirituel, un ensemble sur instruments anciens ayant pour but de faire revivre les grandes œuvres du répertoire français jouées à la cour de Versailles. Il contribue également à la redécouverte de musiciens des XVIIe et XVIIIe siècles comme Jean Gilles, Joseph Bodin de Boismortier, Marc-Antoine Charpentier ou encore André Campra.

Grand défenseur de la musique française, c’est à la tête d’orchestres prestigieux qu’il défend ce répertoire et collabore avec de nombreux metteurs en scène.







Te Deum Marc Antoine Charpentier - Le concert Spirituel



Marc-Antoine CHARPENTIER

Epithalames en l’honneur de son altesse sérénissime Emmanuel-Maximilien Duc de Bavière H 473

Par Fannie Vernaz

Comme l’indique le Grand Dictionnaire historique de Louis Moreri du XVIIe siècle, un épithalame est un “poème que l’on chantait aux noces, dans le temps que l’on conduisait l’épouse dans le lit nuptial. Il était célèbre parmi les anciens, tant en Orient, qu’en Grèce ; il a passé de là chez les Romains. Nous en avons de très beaux de Catulle. Les modernes ont imité les anciens en ce genre de poésie, comme dans les autres.”

Le poète de l’Antiquité, Catulle (87-52 av. JC), a écrit notamment “L’épithalame de Thétis et Pélée”.

Il semblerait que l’épithalame de Charpentier ait probablement été composé pour le frère de la Dauphine, la femme de Louis de France le Dauphin (fils de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse).

La Dauphine étai, de son vrai nom, Marie-Anne-Christine de Bavière, fille de l’électeur Ferdinand-Marie. Cette femme, très cultivée, avait un goût prononcé pour les arts et la musique, notamment celle qui provenait d’Italie. Elle dansait et chantait également (le compositeur Michel Lambert, connu pour ses airs de cour, fut son professeur). Femme de pouvoir, le roi lui avait confié la charge de surintendante générale des Comédies Française et Italienne.

On sait que le Dauphin et la Dauphine s’octroyaient parfois les services de Charpentier. Le fait que Marie-Anne-Christine de Bavière parlait l’italien couramment devait la rapprocher de Charpentier, dont les œuvres aux influences italiennes certaines devaient lui plaire, tout en lui évoquant son pays.
Munich- d’où elle venait -et la Bavière en général étaient des hauts lieux de l’art italien, et possédaient les meilleurs musiciens italiens ou allemands formés en Italie.
C’est donc probablement pour cette cour de Munich que Charpentier composa cet épithalame et plus particulièrement pour le frère de la Dauphine, Maximilien-Emmanuel II, dont le mariage avec Maria-Antonia, elle-même fille de l’empereur Léopold I, avait eu lieu en 1685.
Maximilien-Emmanuel avait succédé à son père en 1679 : il avait probablement une Musique de cour, cependant on ne sait pas dans quel lieu ni où l’œuvre de Charpentier fut donnée.

L’œuvre s’apparente au genre de la cantate en italien, avec un texte de louanges à l’électeur dont voici les vers :

« Oh del Bavaro soglio inclito erede

Maggior di tutti e non minor del padre

Che ne l’Augusta fronte amisura comparte

La dolcezza e il terrore

Onde nel tuo sembiante

Il mondo ammira lampi

Di maesta fulmini d’ira

Tante stelle il ciel non ha

Quante glorie sono in te

Egual merito non nè par valore non si da

Ombre illustri e memorabili

Della fama inseperabili ch’all historia date gloria

Accorrete voi

Et scorgete’o grandi heroi un Heroe maggior di voi

Cingon di nobil serto l’oliva

Il lauro chi non l’honora, chi non l’adora

O non vive o non vede o non haspirto

No no no no

Oh del Bavaro soglio inclito erede... ».

LES CONFERENCES

Henri III et la Lorraine

Laurent JALABERT

Maître de Conférences HDR en histoire moderne
crulh.univ-lorraine


Le Concert Spirituel

Te Deum - Marc-Antoine Charpentier


Si Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) n’eut jamais de fonction officielle dans la Musique du roi et ne fut donc jamais au plus près de la célébration royale, il fut amené, de par les postes non moins prestigieux qu’il occupa dans les vingt dernières années de sa vie, à mettre tout son art au service de nombreuses célébrations paraliturgiques ou dynastiques. Dans l’Europe baroque, ces cérémonies, éléments essentiels de la contre-réforme catholique, venaient à l’appui des grandes fêtes du calendrier liturgique, donnant lieu à des mises en scène visuelles et sonores de la piété utilisées à des fins édifiantes. Réunissant des œuvres composées entre 1685 et 1698, ce programme décline ce thème de la célébration. Célébration mystique d’abord, à travers l’une des figures saintes les plus révérées par l’Église : la Vierge, et l’une des fêtes les plus solennelles du calendrier liturgique catholique, l’Assomption, célébrant son apothéose. Célébration jubilaire ensuite, à travers les figures de saints canonisés par l’Église pour leurs actes de piété. Célébration du prince enfin, à la fois séculière et religieuse, temporelle et mystique.

À l’exception de l’Epithalamio H.473, les œuvres ici réunies datent de la dizaine d’années que Charpentier passa au service des Jésuites de Paris, entre 1688 et 1698, et pour lesquels il fut amené à composer ses motets et pièces de circonstance parmi les plus impressionnantes. À côté des motets plus ou moins intégrés à la liturgie, les célébrations jésuites s’appuyaient également sur des textes exaltant les vertus de grandes figures vénérées par l’Église, et qui donnèrent naissance en France à un genre musical assez singulier, imité de l’oratorio romain auquel Charpentier avait pu se familiariser lors de son séjour dans la capitale italienne entre 1665 et 1668-1669. Trois pièces illustrent ici ce genre du canticum, à mi-chemin entre le motet et l’histoire sacrée, équivalent français de l’oratorio dont il reprend certaines caractéristiques, comme le recours à des personnages à fonction narrative ou dramatique. Convoquant solistes, chœur et orchestre, les cantica de Charpentier s’appuient sur des textes forgés à partir d’extraits tirés des Écritures, de la liturgie ou nouvellement composés, célébrant les vertus des figures saintes emblématiques.


La plus importante et la plus sacrée d’entre elles est la vierge Marie, figure essentielle du Nouveau Testament devenue depuis le Concile de Trente l’un des objets principaux du culte et de la célébration catholique. Composé probablement pour la fête de l’Assomption (15 août) 1690, In Assumptione Beatæ Mariæ Virginis H.353, s’appuie sur un texte principalement écrit à partir du Cantique des cantiques, poème biblique que l’Église a vite associé à la Vierge en l’utilisant dans la liturgie mariale. L’œuvre présente toutes les caractéristiques d’une petite histoire sacrée, avec la fonction récitante du trio initial (« Suspirabat Maria »), les récits de la Vierge – figure centrale de la célébration – et du Christ – intercesseur entre sa mère et les cieux –, ponctués par les commentaires du chœur.

Si la Vierge occupait une place de choix dans la littérature jésuite, les membres de la Compagnie de Jésus s’attachaient également à honorer les saintes figures de l’ordre, fondé en 1539. In Honorem sancti Xaverii Canticum H.355 célèbre l’une des plus importantes d’entre elles. De son vrai nom Francisco de Jasso y Azpilicueta, né en 1506 à Javier, près de Pampelune, et mort le 3 décembre 1552 sur l’île chinoise de Sancian, saint François-Xavier fut un héros de la conquête catholique et de l’évangélisation des terres lointaines. Compagnon d’Ignace de Loyola, co-fondateur de l’ordre, canonisé en 1622 et célébré par l’Église le 3 décembre, c’est à lui que fut dédiée la chapelle du premier noviciat jésuite de Paris, dont l’entrée principale était située rue du Pot-de-Fer (actuelle rue Bonaparte). Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’œuvre de Charpentier y fût donnée, peut-être le 3 décembre 1690. Xavier s’y manifeste d’abord à travers deux métaphores : dépeint sous les traits d’un ange étincelant de lumière traversant le ciel pour aller évangéliser les païens, il est ensuite associé au soleil et à sa lumière de vérité. Le saint apparaît enfin, implorant tel un nouvel apôtre la miséricorde divine sur les croyants et les païens nouvellement convertis. Tous enfin s’unissent pour célébrer la gloire du missionnaire.

Composé probablement pour la Saint-Louis (25 août) 1698, In Honorem sancti Ludovici regis Galliæ canticum H.365 célèbre une autre figure temporelle rapidement canonisée : Louis IX, roi et saint, personnage emblématique pour le royaume et l’église de France. Sa commémoration constituait en fait une triple célébration : le roi lui-même bien sûr, mort le 25 août 1270, modèle de piété canonisé en 1297 et consacré saint patron du royaume, mais aussi, à travers lui, le roi régnant, Louis XIV, descendant éponyme du saint monarque. Forgé à partir des Écritures (psaumes et Cantique des cantiques essentiellement), le texte exalte la piété de Louis IX, mort en croisade, et dépeint l’épreuve envoyée par Dieu au saint roi, sacrifié, tel un nouveau Christ, destiné à racheter les fautes de son peuple dans un combat de la foi. Dans une métaphore de la figure christique du roi de France, prince temporel choisi par Dieu et sacralisé par l’onction, ce canticum chante les fondements mêmes de l’absolutisme. Au récit de la légende à la fois guerrière et vertueuse de Louis (prélude, trio « Dies tubæ et clangoris ») succède la prière mystique du saint roi appelant sur lui et ses sujets la miséricorde divine (« Certamen forte dedisti Domine ») – parallèle saisissant avec la prière ultime du Christ au mont des Oliviers –, avant l’exultation finale du peuple, sauvé et conforté par la piété indéfectible de son prince.

Très probablement conçues en 1691 et 1692 respectivement, les pièces de trompettes H.547 (Marche de triomphe pour les violons, trompettes, timbales, flûtes et hautbois, suivie d’un Second air de trompettes, violons, flûtes, hautbois et timbales) et le grand Te Deum H.146 nous entraînent a priori vers des célébrations plus profanes. Ces œuvres s’inscrivent dans le contexte de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, jalonnée de nombreuses victoires françaises qui donnèrent lieu à autant de réjouissances publiques dont les Te Deum constituaient les éléments les plus significatifs. Plus largement, le Te Deum, hymne de célébration monarchique par excellence (victoires, événements dynastiques, cérémonies protocolaires, etc.), à la fois religieuse et séculière, servait à publier de manière éclatante toute la puissance de la protection divine et exaltait le lien sacré entre Dieu et le roi.

Commandé, là encore, par les Jésuites de Paris, le Te Deum H.146 est traditionnellement associé à la célébration de bataille de Steinkerque, remportée par le maréchal de Luxembourg le 3 août 1692, peu de temps après la reddition de Namur (30 juin). Charpentier avait déjà été amené à chanter les victoires de Louis XIV, notamment dans le prologue qu’il composa pour Le Malade imaginaire, comédie-ballet de Molière créée à Paris en 1673 et redonnée à la cour en juillet 1674 lors de grandes fêtes célébrant la reconquête de la Franche-Comté. Introduit par son célèbre prélude, le Te Deum H.146 réunit un effectif imposant, qui va jusqu’à proposer, dans son déploiement le plus fastueux, deux ensembles de 4 solistes (bien que 5 chanteurs soient absolument nécessaires), et mêle aux quatre parties de cordes, flûtes et hautbois, trompettes et timbales. Mettant à profit ce riche effectif dans des combinaisons vocales et instrumentales variées, Charpentier brosse là une fresque éclatante, à la fois très contrastée et étonnamment concise eu égard à la longueur de cette hymne de louange.

Conçu sur un texte italien, l’Epithalamio In lode dell’Altezza Serenissima Elettorale di Massimiliano Emanuel Duca di Baviera H.473 nous convie enfin à la célébration la plus directement profane de ce programme, peut-être la plus touchante aussi. L’œuvre a été composée en l’honneur du mariage, le 15 juillet 1685, de Maximilien-Emmanuel II de Bavière, avec l’archiduchesse Marie-Antoinette-Thérèse d’Autriche. Fils et successeur de l’électeur Ferdinand-Marie et d’Henriette-Adélaïde de Savoie, Maximilien-Emmanuel était le frère de Marie-Anne-Christine de Bavière, première épouse du Grand Dauphin, que Charpentier servit au moins entre 1679 et 1682-1683. L’on ne sait véritablement si, quand et où l’œuvre fut exécutée. Notons cependant que Louis XIV reçut à Fontainebleau, le 3 octobre 1685, le baron de Neuhaus, envoyé extraordinaire de l’électeur de Bavière, venu lui faire part du mariage de son maître. Neuhaus resta à la cour jusqu’au 24, date à laquelle le roi, entouré du dauphin, de la dauphine, du duc et de la duchesse d’Orléans, lui donna son audience de congé. Peut-être la dauphine, dans son particulier, lui offrit-elle dans l’intervalle un divertissement pour célébrer l’union de son frère.

Au-delà de la louange, conventionnelle, l’œuvre est pleine de fraîcheur. L’influence italienne y est manifeste, à travers le texte bien sûr (anonyme, mais écrit dans un italien sûr), le style musical, volontiers virtuose, mais aussi l’instrumentation singulière, qui souligne la thématique à la fois héroïque et pastorale. Pour accompagner les voix – un trio de solistes « à l’italienne » (deux dessus et basse) et un chœur à 4 parties (ponctuellement à 5) –, Charpentier convoque un trio instrumental classique (deux violons et flûtes, basse continue), mais également deux trompettes (« trombe »), des « taballi » (probablement des timbales), ainsi que deux parties de « piva » : doit-on y voir une allusion à l’instrument traditionnel des montagnes italiennes ? Charpentier voulait-il ainsi suggérer l’usage de musettes de cour, équivalent « mondain » le plus proche ? À moins qu’il ne faille y voir une métaphore d’autres instruments évoquant l’univers pastoral, comme le hautbois. Quoi qu’il en soit, tous ces choix constituent autant d’allusions au goût de la famille de Bavière (et donc de la dauphine) pour l’art ultramontain, et peut-être même aux origines piémontaises de Maximilien-Emmanuel et de sa sœur. Qui mieux que Charpentier, nourri aux sources d’un style italien qu’il n’eut de cesse de mêler à la musique française, pouvait réunir en une même œuvre de louange cette double influence…


Thomas Leconte,

Centre de musique baroque de Versailles


COURTES BIOGRAPHIES

Le Concert Spirituel

Chœur et orchestre

A 30 ans, Le Concert Spirituel est aujourd’hui l’un des plus prestigieux orchestres baroques français, invité chaque année au Théâtre des Champs-Elysées ou au Château de Versailles, ainsi que dans les plus grandes salles internationales, comme le Concertgebouw d’Amsterdam, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, l’Opéra de Tokyo, le Barbican, le Wigmore Hall ou le Royal Albert Hall de Londres.

A l’origine de projets ambitieux et originaux depuis sa fondation en 1987 par Hervé Niquet, l’ensemble s’est spécialisé dans l’interprétation de la musique sacrée française, se consacrant parallèlement à la redécouverte d’un patrimoine lyrique injustement tombé dans l’oubli. Largement récompensé pour ses enregistrements - Edison Award, Echo Klassik Award et Grand Prix de l’Académie Charles Cros, Le Concert Spirituel enregistre exclusivement chez Alpha Classics (DVD Don Quichotte chez la Duchesse ; CD Gloria & Magnificat de Vivaldi, Requiem(s) de Cherubini / Plantade, Persée (1770) de Lully et Le Messie de Haendel).

Le Concert Spirituel est subventionné par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris.

Le Concert Spirituel remercie les mécènes de son fonds de dotation, en particulier le Groupe SMA, mécène de la grande production lyrique de la saison, ainsi que les mécènes individuels de son « Carré des Muses ».

Le Concert Spirituel bénéficie du soutien de ses Grands Mécènes :

Mécénat Musical Société Générale et la Fondation Bru.

concertspirituel.com


Hervé Niquet

Chef et fondateur du Concert Spirituel

Tout à la fois claveciniste, organiste, pianiste, chanteur, compositeur, chef de chœur et chef d’orchestre, Hervé Niquet est l’une des personnalités musicales les plus inventives de ces dernières années, reconnu comme un spécialiste du répertoire français de l’ère baroque à Claude Debussy.

Il crée Le Concert Spirituel en 1987, et postulant qu’il n’y a qu’une musique française sans aucune rupture tout au long des siècles, Hervé Niquet dirige les grands orchestres internationaux avec lesquels il explore les répertoires des XIXe et XXe siècles. Il participe également à la création du Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française.

Sa démarche comprend aussi une grande implication personnelle dans des actions pédagogiques auprès de jeunes musiciens (Académie d’Ambronay, Jeune Orchestre de l'Abbaye aux Dames, Schola Cantorum, CNSMD de Lyon, McGill University, etc.).

Hervé Niquet est également directeur musical du Chœur de la Radio flamande et premier chef invité du Brussels Philharmonic.


Alice Glaie

Soprano / Haut-Dessus


Alice Glaie débute la musique par le piano puis le clavecin au CNR de Nantes, avant de se consacrer au chant, qu’elle étudie dans les conservatoires des VIIème et XIème arr. de Paris avec Caroline Pelon et Julie Hassler. Elle se perfectionne ensuite dans les départements de musique ancienne des CNR de Paris puis de Tours auprès d’Howard Crook, Jean Tubery, Véronique Bourin, Denis Raisin-Dadre, et participe, en 2007, à l’Académie d’Ambronay dirigée par Hervé Niquet.

Elle chante avec, entre autre, l'ensemble Fa7, la Compagnie de l’Escarboucle -bals Renaissance et concerts- Entheos, l’Ensemble Vocal du Maine/A sei voci, le Concert Etranger, les Lunaisiens, Pygmalion, Akâdemia, Consonance, et Le Concert Spirituel.

Au sein de cet ensemble, elle a enregistré plusieurs disques et DVD, en chœur (Sémiramis de Catel, les Requiems de Cherubini et Plantade, Persée 1770 de Lully et Le Messie de Haendel) ou petit ensemble (Missa Macula non est in te de Leprince, Magnificat et Gloria de Vivaldi), et joué la Première Amante dans Don Quichotte chez la Duchesse de Boismortier, mis en scène par Corinne et Gilles Benizio.


Julia Beaumier

Soprano / dessus

Après des études de contrebasse au CRR de Marseille, des études en acoustique musicale au CNSMD de Paris, Julia Beaumier poursuit des études de chant au CRR de La Courneuve et d’acoustique musicale au CNSMDP.

Diplômée du CRR en chant baroque et lyrique, Julia est actuellement amenée à se produire régulièrement dans différents ensembles tels que l’ensemble vocal Aedes (dir. Mathieu Romano) ou Le Concert Spirituel (dir. Hervé Niquet). Par ailleurs, son envie d'arpenter les planches la conduiront sur scène avec les rôles de Didon (Didon et Enée, Purcell), Messagiera (L’Orfeo, Monteverdi), Marcelina (Le nozze di Figaro, Mozart), Eurydice (Orphée, Gluck) ou encore Musetta (La Bohème, Puccini).

L’importance qu’elle porte aux textes qu’elle chante lui donne envie de concevoir un programme intégralement en langue française, (programme « Dites-le moi » autour de l’air de cours et de la chanson française) et ce, afin de ne pas avoir d’intermédiaire entre l’interprète et le public.


Clément Debieuvre

Ténor/haute-contre

Né en 1992, le ténor/haute-contre Clément Debieuvre est diplômé du Centre de Musique Baroque de Versailles. En 2016, il devient lauréat de la fondation Royaumont, formation « opéra baroque français » dirigée par Christophe Rousset, Stéphane Fuget et Rita Dams. Il était également Arnalta dans Le Couronnement de Poppée de Monteverdi dirigé par J.-C. Spinosi. Il fut, en également Lycaste et le ,deuxième grec dans Les Amants magnifiques de Lully et Molière avec Le Concert Spirituel d'Hervé Niquet, à l'opéra de Massy, de Reims, d'Avignon, de Rennes et au Touquet.

On a pu le voir sous la direction de Skip Sempé, dans le Requiem de Jean Gilles au festival Misteria Paschalia à Cracovie, en tant que haute contre soliste; puis dans la Passion selon Saint Marc de Jean Sébastien Bach à Lausanne sous la direction d'Itay Jedlin, le concert Étranger.

Il a également participé à la tournée européenne de la 22ème Académie d'Ambronay dirigée par Paul Agnew, dans le rôle d'Enée dans Didon de Desmarest.

En janvier 2018, il fait ses débuts avec l'ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon, pour le programme « Enfers », avec Stephane Degout, en tant que premier Parque et deuxième Songe. En 2018, il est Philène/un berger, un Italien et un Espagnol dans l'Europe Galante de Campra au Musikfestspiel Potsdam Sans-souci, ainsi qu'au Summer Festivities of Early Music festival de Pragues. Il sera également Ixion dans la descente d’Orphée aux enfers avec l’ensemble Correspondances, ainsi que David dans David et Jonathas de Marc-Antoine Charpentier en Israël sous la direction de Patrick Cohen Akenine.


François Joron

Baryton

François Joron débute son éducation musicale au conservatoire d'Abbeville (80). Il entre ensuite à la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, et en 2009, il entre au Centre de musique baroque de Versailles (dir. O. Schneebeli) où il se perfectionne dans le style baroque français et y obtient en 2012 un 1er prix de chant baroque. Au cours de sa formation, il participe à de nombreuses productions avec des chefs de renom : Andromaque de Grétry (dir. H. Niquet) au Théâtre des Champs-Elysées, Hercule Mourant de Dauvergne (dir. C. Rousset) à l'Opéra royal du Château de Versailles, Amadis de Gaule de J.-C. Bach (dir. J. Rhorer) et chante très régulièrement à la Chapelle royale du Château de Versailles.

Il se perfectionne ensuite au Conservatoire de Paris (CRR) auprès de Fusako Kondo avec laquelle il travaille également le répertoire lyrique (Lieder, mélodie française, opéra,…).

Il se produit régulièrement avec l’ensemble Correspondances (dir. S. Daucé), ainsi qu’au sein d’ensembles tels que Le Concert Spirituel (dir. H. Niquet), la Chapelle Rhénane (dir. Benoît Haller), le Parlement de Musique (dir. Martin Gester). Dernièrement il s’est produit en tant que soliste invité par le CMBV dans leur production des Grands Motets de Richard Delalande à la Chapelle royale du Château de Versailles, au Festival de Saint-Riquier et au Summer Festivities of Early Music de Prague.


Jean-Christophe Lanièce

Baryton

Jean-Christophe Lanièce débute la musique dès son plus jeune âge au sein de la Maîtrise de Caen, où il chante durant toute sa scolarité. Il entame ses études supérieures à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris et intègre en 2013 le CNSMD de Paris dans la classe d'Yves Sotin. Parallèlement, il a la chance de travailler avec Glenn Chambers, François Le Roux, Anne le Bozec, Alain Buet, Margreet Hönig ou Janina Baechle.

Récemment il interprète le rôle d'Antonio (Il Viaggio a Reims, Rossini) sous la direction de Marco Guidarini, et celui de Claudio (Béatrice & Bénédict, Berlioz) au CNSMDP. En janvier dernier, il est soliste pour le Chœur de l'Orchestre de Paris à la Philharmonie dans les Liebeslieder Walzer de Brahms dirigé par Lionel Sow et à Bienne dans Auferstehung und Himmelfahrt Jesu (C.P.E. Bach) sous la direction de H. Niquet.

Il collabore régulièrement avec plusieurs ensembles comme Le Concert Spirituel, la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, Hybris, l'Ensemble Aedes, Il Ballo ou la Maîtrise de Caen. On peut l’entendre également dans les Carmina Burana (Orff) avec l’Orchestre de Cannes dirigé par B. Levy, dans le rôle de Achilla dans Giulio Cesare (Haendel) au CNSM ou encore Marcel dans la Bohème (Puccini) à l’Opéra Comique.

Il est Révélation Classique Adami en 2017.