festival des abbayes en lorraine
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TROIS ANS DE CREATIONS...
Faenza Résidence festival des abbayes

FAENZA

MARCO HORVAT

ANNEE 2016

ANNEE 2017

ANNEE 2018

avec les écoles


LES PROJETS


CALENDRIER DES ACTIONS
LES 4 SAVEURS
une auberge...
à la fin du XVIIe siècle où l’on se divertie quand arrive un musicien étranger. Taquinerie, séduction, musique et airs à boire animent la soirée…
Une histoire contée dans quatre langues : français, espagnol, anglais et italien. À chaque fois, les personnages, leur ton, leur langage, leur musique sera à l’unisson de la nation évoquée. Le fromage et le vin servis au public sera lui aussi du voyage : comté, gorgonzola, cheddar, manchego ...à la découverte de musiques rares, pleines de charme, de finesse et d’esprit. L’occasion de goûter cette Europe des
Lumières, si présentée en ces lieux, sous le signe du plaisir et de l’humour.

en savoir plus

le dimanche 11 septembre dans le cadre des terrases de l'abbaye
le lundi 12 septembre - scolaires



Le DELIRES DES LYRES
Un quatuor à deux
Marco HORVAT : chant, théorbe, lira, guitare baroque
Francisco MAÑALICH : chant, basse de viole, guitare baroque

Musiques de Honoré d’Ambruys, Joseph Chabanceau de la Barre, Gabriel Bataille ; Bellerofonte Castaldi, Sigismundo d’India, Girolamo Frescobaldi, Charles Hurel, Michel Lambert, Sébastien Le Camus, Carlo Milanuzzi

Textes de Madeleine de Scudéry et d’autres auteurs

Semaine du 04 mai au 08 mai / rencontre public le 08 mai




POLICHINELLE DEFIE LES DIEUX (1678)
Spectacle pour enfants...et plus grands

Chant, musique, marionettes..et chœur du public
Karaoke baroque
Quand l’Académie Royale de Musique, soucieuse de conserver ses privilèges et son public, empêcha les acteurs forains de chanter , que firent-ils ?
Ils firent chanter le public, pardi !
C’est donc d’une contrainte initiale qu’est née une merveilleuse invention, qui fait aujourd’hui encore le bonheur des petits et des grands, car qui ne souhaiterait pas – secrètement ou de façon avouée – participer à la magie d’un spectacle, être en quelque sorte avec nous sur les tréteaux ?
Dans ce spectacle pour enfants, nous souhaitons recréer cette symbiose festive entre le parterre et le plateau, dans une dynamique bien en accord avec le travail que Faenza pratique depuis des années auprès de l’ensemble des publics : abolir la barrière entre artistes et spectateurs et créer du dialogue, de la convivialité.
Partant d’une comédie à écriteaux de Louis Fuzelier, représentée en 1711 à la Foire Saint-Laurent (l’une des deux grandes foires parisiennes), nous allons recréer un spectacle destiné avant tout aux enfants du CE1 à la 6ème, mais qui pourra être apprécié aussi par tous les publics ayant gardé le goût de rire et de chanter.
représentation



CIRCE A LA FOIRE (1670)

Au cœur des divertissements qui se donnaient dans les Foires parisiennes : le jeu remarquable des “ sauteurs”, terme générique qui regroupait acrobates, jongleurs, danseurs de cordes, équilibristes et contorsionnistes. Ces artistes complets mêlaient les genres et les savoirs-faire : tel funambule jouait du violon en équilibre à trois mètres du sol, tandis que sa collègue dansait les Folies d’Espagne sur une planche posée sur le fil. Souvent, l’acrobate se doublait d’un acteur, d’un chanteur, d’un danseur ou d’un musicien.



LE BALET COMIQUE DE LA REINE (1581)
"Balet comique de la Royne"

Cette œuvre présente un double intérêt musicologique et patrimonial lorrain. Elle fut créée en 1581 à Paris en l’Hôtel de Bourbon à l’occasion du mariage de Marguerite de Lorraine-Vaudémont et d’Anne de Joyeuse, favori du roir de France Henri III.
Dès 1582, paraît sous la signature de Balthasar de Beaujoyeux – qui en est non « l’auteur » mais le maître d’œuvre – une description complète, indiquant tout aussi bien les circonstances dans lesquelles l’œuvre a été commanditée et imaginée et la raison de son titre, que le nom des personnes qui y ont concourru ou que le détail des décors ou de la musique.
La commanditaire, ce texte le dit explicitement, fut Louise de Lorraine-Vaudémont, reine de France et épouse d’Henri III, demi-sœur de la mariée et née au château de Nomeny en 1553.
Dans le contexte, notamment italien, des « intermèdes chantés et dansés » de l’époque, ce « balet comique » réunit, sur un argument littéraire évoquant Circé la magicienne, un orchestre, des chanteurs solistes, des chœurs, une mise en scène et des convives qui, non contents de faire ripaille, exécutent un ballet : nous avons tous les éléments constitutifs de l’opéra, quelques décennies avant le premier grand modèle du genre : l’Orfeo de Monteverdi.
C’est donc avec raison que la plupart des histoires de la musique placent ce Balet comique de la Royne à l’origine de l’opéra et c’est avec raison également que la Lorraine peut s’enorgueillir d’y avoir sa part en la personne de sa commanditaire, Louise de Vaudémont, fille de Nicolas, régent de Lorraine, fils du duc Antoine.
La transcription en notation moderne de toutes les pièces musicales qui figurent dans la relation de Balthasar de Beaujoyeux est déjà réalisée et prête à être exécutée.

René AUCLAIR / CLIREM
Faenza Résidence festival des abbayes

FAENZA

Note d’intention de Marco Horvat


La thématique de la nature et des jardins proposée par l’équipe était inspirante et le défi de construire un projet sur trois ans, devant aboutir à un grand évènement final autour du Ballet Comique de la Reine sur l’esplanade de Moyenmoutier, convenait parfaitement à notre audacieuse équipe.

De par notre expérience de plus de sept ans de résidence en milieu rural dans les Ardennes, nous avons appris à inventer des formes nouvelles, à oser des croisements, à susciter et à jouir de rencontres, à chercher et à découvrir de nouveaux publics.

Il n’était pourtant pas facile de répondre à l’appel d’offre du festival, qui impliquait in fine la re-création d’un richissime ballet aristocratique du XVIe siècle dont les musiques conservées ne sont pas toujours aussi digestes qu’on le souhaiterait sur un espace qui ne se prête certainement pas à la représentation. Par ailleurs, il était hors de question pour nous de faire mobiliser des moyens relativement importants dans une œuvre de commande – et de circonstance – qui ne serait jouée qu’à une seule occasion. Il fallait donc inventer des solutions.

Mon idée est de s’attacher plus à l’idée de divertissement qu’à celle de reconstitution, de retrouver l’esprit plutôt que la lettre. Les Ballets aristocratiques visaient à réunir une société autour d’un événement festif fédérateur, impliquant non seulement une grande préparation d’acteurs professionnels mais aussi la participation de tout le public (essentiellement par la danse). Notre « Ballet » ne s’adressant plus à un public aristocratique, ni même averti, mais bien à tout un chacun, il faudra que chacun puisse y trouver son compte et y circuler librement.

J’ai donc imaginé de raconter l’histoire de Circé – sur laquelle le Ballet Comique est basé – avec différents éléments :

- la programmation du Festival de 2018 devra être orientée autour de ce récit, chacun des concerts et spectacles choisis devant pouvoir raconter une partie de l’histoire de Circé, ne serait-ce que de façon allégorique

- des formations d’amateurs (harmonies, classes de collégiens, chœurs amateurs, danseurs, etc.) formés ou orientés par nous, selon les cas, se produiront aussi sur cette thématique

- une grande foire au plantes et aux animaux se déroulera sur l’esplanade, scénarisée en collaboration avec nous par des acteurs locaux, avec lesquels nous aurons travaillé pendant ces trois ans de résidence.